Demain, hier, aujourd’hui : crise du capitalisme, délabrement de l’espèce humaine et paroxysme des mystifications

Reproduction d’un commentaire du 14 août de Xavier à l’article MASQUE OBLIGATOIRE : Merde à l’école de la soumission publié sur le site guerredeclasse.fr.


« La surproduction rappelle brusquement au capital que tous ces éléments sont nécessaires à sa production, car c’est cet oubli qui a provoqué une dévalorisation générale du capital. Celui-ci est donc obligé de recommencer sa tentative, mais à partir d’un stade toujours plus élevé du développement des forces productives, et avec la perspective d’un effondrement toujours plus grand du capital. Il est donc clair que plus le capital est développé plus il apparait lui-même comme une entrave à la production, et donc aussi à la consommation, abstraction faite de toutes les contradictions qui le font apparaître comme entrave fâcheuse de la distribution et de la circulation. Tout le système du crédit ainsi que les excès du commerce et la sur spéculation qui en découlent, proviennent de la nécessité d’élargir et de surmonter les barrières de la circulation et de l’échange… »

MARX, Fondements, Tome Ι, pp. 373-374 (souligné par nous)

« La mystification n’est pas un phénomène voulu par les hommes de la classe dominante, une supercherie inventée par eux. Il suffirait d’une simple propagande adéquate pour l’extirper des cerveaux des hommes. Elle agit en fait, dans les profondeurs de la structure sociale, dans les rapports sociaux. »

INVARIANCE, Première série, numéro 6, point 5.1.8

« En acquérant à crédit, sans argent, l’ouvrier vend sa force de travail future comme s’il vendait sa propre vie et faisait de lui-même un esclave. »

A. Bordiga, Réunion de 1960, La science économique marxiste en tant que programme révolutionnaire

Montpellier, le 26 juillet 2020

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L’apparition de la crise économique du capitalisme, dont les signes précurseurs étaient déjà visibles fin 2019 (note 1), éclate au grand jour en 2020, masquée par une crise épidémique, habillée en pandémie, et dont les effets ne sont pas encore visibles de façon significative sur le plan social partout, grâce aux concours des banques centrales qui déversent des trillions de liquidités financières de façon illimitée, jamais vu depuis le début du capitalisme. Cette dynamique orchestrée par les banques centrales, cherche à compenser les effets de mesures de confinement des populations et de la paralysie de certains secteurs économiques.

Note 1
IHS Markit Ltd., Indice PMI : La contraction du secteur manufacturier de la zone euro s’est renforcée en décembre (communiqué de presse, 2 janvier 2020)

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La crise économique en cours (note 2), a des spécificités atypiques, puisque elle apparaît sous une forme apparemment extérieure aux contradictions internes au capital, permettant une mystification sur son origine et avalisant des mesures coercitives, liberticides avec l’acquiescement des populations. On pourrait croire selon les communicants du capital que tout allait bien avant la crise du « covid 19», et que si celle-ci n’était pas apparue, la situation économique continuerait comme avant. Les médias et l’État sont aujourd’hui totalement intégrés au capital et ils deviennent eux-mêmes un facteur actif dans la désinformation ambiante consistant dans la crise particulière que nous vivons, à surestimer les effets de la dangerosité (note 3) du « covid 19 » et son impact sur sa mortalité, à terroriser les populations et les pousser à se soumettre à des consignes de confinement tout en les rassurant sur les perspectives de reprise économique.

Note 2
Évolution de la production industrielle de janvier 2020 à juillet 2020
Évolution de la production industrielle de janvier 2020 à juillet 2020

Note 3
On peut s’interroger sur la signification du confinement de milliards d’êtres humains pour une maladie faiblement plus mortelle que la grippe : 

Comparatifs grippe et COVID-10 (Institut Pasteur, CDC)

3

La relation de l’homme à son environnement viral et le rapport de celui-là à la nature est aussi un rapport social puisqu’il contribue à reproduire ses conditions de vie et en même temps qu’il agit sur la nature en interaction permanente (plus l’homme s’intoxique, plus le capital pollue, plus l’espèce humaine se fragilise et plus il devient étranger à la nature et rentre dans une dépendance du capital par le biais de la médecine chimique et symptomatique qui traite les effets des maladies et jamais les causes). Le délabrement en cours de l’état de santé des hommes (note 4), l’aptitude de ceux-ci de plus en plus faible à s’adapter à l’environnement viral témoigne de la situation de nécrose et de pourriture du capitalisme, un système immunitaire de plus en plus en plus déficient, parallèlement à des humains dans les aires développées du capital de plus en plus dépendants de l’industrie pharmaceutique chimique et de moins en moins en symbiose avec la nature. Les êtres humains se nourrissent de plus en plus d’éléments nutritionnels de mauvaise qualité et continuent de se fragiliser et de se rendre étrangers à l’environnement naturel. Le capital présuppose (note 5) dans la reproduction de son accumulation, des populations de plus en plus domestiquées, lobotomisées, spontanément crétinisées sur tous les plans. Le capital instaure une relation de dépendance sur tous les plans, oubliant et niant que l’homme dans des conditions de relations équilibrées à la nature a des défenses immunitaires optimales. Le capital cherche à se présenter comme la médiation entre l’homme et la nature, et avec la vaccination obligatoire généralisée, le capital pourra contrôler totalement la « santé » de l’homme et s’incrustera au plus profond des êtres humains, c’est-à-dire dans leur corps.

Note 4
Nous citons un extrait de l’article de Jacques Camatte, de la revue Invariance du 30 avril 2020 — même si nous dénonçons le tournant révisionniste de la revue Invariance à partir de la deuxième série fin de 1969 (voir notamment un extrait de la revue à la page 10). On peut constater que son principal rédacteur identifie les présuppositions du capital pour asseoir la domestication sans fin sur l’ensemble de la population, par la production de la dégradation de la santé des hommes et finalement le « virus » ne serait pas une crise « exogène » [telle] que les défenseurs de l’ordre établi nous assènent tous les jours avec les larbins du capital : « Les conditions de vie étant ce qu’elles sont et similaires dans tous les grands centres citadins, est-ce que dans chacun de ces centres le virus de la covid 19 ne trouverait-il pas la possibilité d’émerger à partir d’un virus “apparenté” préexistant? On aurait une forme de production endogène. Je pense à cela à cause de la vitesse de propagation de la maladie et parce que celle-ci révèle l’état de délabrement en lequel se trouve l’espèce. »

Note 5
« Dans la société bourgeoise achevée, chaque rapport économique en suppose un autre sous sa forme bourgeoise et économique, l’un conditionnant l’autre, comme c’est le cas de tout système organique. Ce système organique lui-même dans son ensemble, a ses présuppositions propres et son développement total implique qu’il se subordonne tous les éléments constitutifs de la société οu qu’il crée à partir de lui-même les organes qui font encore défaut. C’est ainsi qu’il devient historiquement une totalité. Le devenir vers cette totalité constitue un élément de son processus, de son développement. »
K. Marx, Fondements de la critique de l’économie politique, souligné [?] par nous

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La crise actuelle qui se présente en apparence comme un phénomène extérieur aux rapports capitalistes ne l’est pas. Le rapport de l’homme à la maladie ou à sa santé est aussi un rapport social entre les hommes dans la société capitaliste, et si les humains dans les zones les plus polluées (alimentation sans éléments nutritionnels, pesticides, ondes 5G, atmosphère, mode de vie, stress, etc.), sont de moins en moins capables de réagir, c’est en partie parce que le capital présuppose des êtres aseptisés, domestiqués, ne demandant plus qu’à implorer le remède miracle chimique du capital après que celui-ci ait empoisonné les humains (note 6). On pourra constater que le capital présuppose toutes les conditions de sa totale accession à sa pleine phase de soumission réelle et sa forme de communauté du capital fictif qui prédomine sans pour autant annuler la loi de la valeur. En s’émancipant de l’étalon or depuis l’abandon des accords de Breton Woods dans les années 70, les formes d’autonomisation du capital à travers la fuite dans le capital fictif, que seuls les aveugles ne peuvent ne pas voir, [le capital] atteint un nouveau degré ces derniers mois, avec des trillions de milliards déversés dans les vieux pays capitalistes, [il] cherche à anticiper le risque d’un effondrement brutal et gigantesque d’une dévalorisation de ce capital fictif qui n’a comme possibilité que de fuir dans l’explosion des dettes.

Note 6
On notera les réactions lamentables teintées d’un discours petit-bourgeois de groupuscules issus de la gauche communiste : dans cet article le CCI critique la mauvaise gestion du gouvernement en matière du traitement de l’épidémie, dans l’esprit réformiste illusoire et implore l’antidote du capital pour traiter le « covid 19 », à savoir la revendication d’un vaccin (qui de plus agit sur l’ADN et risque de nous transformer en OGM !) pour corriger l’impuissance de défense immunitaire des humains dans les zones les plus polluées, voir la revue du CCI du 6 juillet : « La course contre la montre dans la concurrence… Face à l’ampleur et aux ravages de la pandémie mondiale actuelle, la simple logique qui s’imposerait naturellement est qu’il faudrait développer une coopération, une coordination internationale, des efforts scientifiques concertés et une centralisation concentrant et mobilisant les progrès technologiques et les connaissances scientifiques dans la recherche d’un vaccin pour raccourcir autant que possible les délais nécessaires dans la lutte contre ce fléau. »

5

Les différentes interventions des États et médias dans le cadre de la crise sanitaire, ne dérivent pas forcément d’une attitude préméditée et criminelle comme se l’imaginent certaines factions de la droite du capital. Les décisions des capitalistes et politiciens découlent d’intérêts, de complaisance, de corruption, conseils et lobbies. L’État bourgeois est l’État des intérêts du capital et à ce titre, que les politiciens soient entourés de conseils qui ont volontairement ou involontairement dramatisé l’ampleur de cette crise sanitaire, [ils] répondent bien aux besoins du capital et, sur cette question sanitaire, aux groupes capitalistes pharmaceutiques. À ce titre, pour les marxistes, cette collusion confirme la théorie révolutionnaire que l’État n’est pas au-dessus des classes mais bien au service du capital ! ; celui-ci, étant un sujet automate, n’a pas besoin dans l’absolu de « psychopathes », détraqués sexuels ou déséquilibrés mentaux, qu’ils se prénoment Bill Sates ou Soros ! Et ceux-là, incarnant la gauche du capital, moderne, inventive, s’approprient les idéaux démocratiques et innovent dans un futur capitalisme anti-raciste, féministe, écologique, aseptisé, LGBTiste… et participent à la réalisation de cette mystification qu’est la démocratie.

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Plus de 10 ans après la crise de 2008/2009, la fuite des États des vieux pays capitalistes (en priorité dans la production de capital fictif) rend le capital très sensible à toute déstabilisation du système tant la traduction de cette fuite ne fait qu’exprimer l’incapacité à augmenter le taux de profit moyen (note 7). Pour assurer la continuité de l’accumulation sans fin et sans limites du capital fictif pour tenter d’éviter une très forte dévalorisation, et ainsi pouvoir étaler la maturité des crédits en cours, il a besoin que l’espèce humaine soit totalement domestiquée, mobilisée sur des objectifs illusoires, que la mystification démocratique du capital soit à son maximum et surtout que la lutte de classe prolétarienne ne resurgisse pas (note 8). On pourra constater, comme les statistiques l’attestent, que depuis 2009, la course à l’endettement, les plans de relances de dettes publiques, les « Quantitave Easings », les banques centrales déjà transformées en « bad bank » ne permettent plus au capital que de partir dans une formidable fuite en avant avec la mise en place de « planches à billet » jamais vues. Tout choc qui se déclenche ne fait que faire remonter à la surface son incapacité à dégager de la survaleur sur un capital variable toujours plus écarté du procès de travail, seule source de création de survaleur. Les banques centrales jouent leur « va-tout » en rachetant tout et n’importe quoi comme le démontrent les plans de relance ces dernières semaines, annoncés avec à terme le risque de destruction de la monnaie et l’apparition de l’inflation pour tenter d’endiguer la déflation.

Note 7
Invariance, première série, numéro 2 : « Au cours de la crise, tout le capital fictif s’effondre. Elle indique que la production capitaliste n’est pas arrivée à dominer la loi de la baisse tendancielle du taux de profit, ou, qui revient au même, que la crise n’est qu’un moyen catastrophique pour surmonter cette contradiction. Elle est parvenue à dominer la loi sur la base de laquelle elle s’est développée (loi de la valeur) mais elle ne parvient pas à s’assujettir celle [qui la][?] régit. C’est pourquoi cette loi de la baisse tendancielle du taux de profit est “la plus importante de l’économie politique et elle est la plus essentielle lorsqu’il s’agit de comprendre les rapports les plus difficiles. Du point de vue historique, elle est aussi la loi la plus importante. C’est une loi qui, malgré sa simplicité, n’a jamais été comprise jusqu’à ce jour et encore moins exprimée de façon consciente.” (Karl MARX Fondement, t. 2, p.275) »

Note 8
« Mais la position de Marx, qui demande qu’on élève la lutte économique au niveau d’une lutte politique, n’est certainement pas toute contenue ici. Notre conception est que la lutte de groupes locaux, de catégories, d’entreprise ou de métier est un fait physique incontournable et est à la base de l’action socialiste, mais que ce n’est pas encore la lutte de classe ni la preuve que le prolétariat s’est organisé en classe. Le Manifeste de 1848 ajoute : et donc en parti politique ; nous avons vu plus haut que dans une motion syndicaliste on disait : en classe et donc en syndicats. »
Histoire de la Gauche tome 1 A BORDIGA Editions Il Programma Comunista, 1964, souligné [?] par nous.

7

Ce que l’on peut remarquer, c’est le phénomène déjà depuis plusieurs années, que les grosses banques, les multinationales et l’État, même si elles se retrouvent pour certaines en quasi faillite, sont « sauvés » par les banques centrales et pour conséquences, comme ce fut le cas en Union soviétique. La loi de la valeur ne saurait être maitrisée et, si l’URSS pensait contrôler la valeur des marchandises en modifiant les prix, la réalité prouvera que la création de prix artificiels (notamment tel est le cas avec la tentative des banques centrales de maintenir les prix des actions) débouchera vers une dévalorisation inévitable par le biais de l’effondrement monétaire. Les économistes bourgeois reconnaissent que l’on tend à l’administration des prix et l’on tente de faire croire que le risque de faillite disparait alors qu’il n’est repoussé qu’à un niveau supérieur, ce que ne peuvent voir les pseudo-marxistes néo-keynésiens, s’imaginant qu’on évolue dans une situation baissière ou haussière d’un cycle économique sans voir de limite à ce yoyo éternellement reproduit contenu dans le cadre du capital.

8

Les groupuscules ossifiés issus de la gauche communiste sont particulièrement aveugles, prisonniers d’une invariance rachitique et figée, se contentant de décrire les crises du capital similaires aux crises du XXe siècle, calquées sur la durée de vie et l’amortissement du capital fixe en restant dans le déni de l’explosion du capital fictif. (note 9)

Note 9
La création massive du capital fictif sous des formes nouvelles telles que le shadow banking, le crédit massif, la titrisation, les quantitative easings, les prêts étudiants et immobilier aux USA, etc., l’endettement significatif des États, montre une logique de fuite en avant dans une tentative du capital à chercher le plus possible à capter de la richesse avant sa réalisation qui pourrait d’ailleurs n’être jamais réalisée en cas de forte dévalorisation du capital. Tous ces titres adossés sur une richesse future à créer font de plus l’objet d’une cavalerie financière qui consiste à augmenter la « maturité » des titres (déplacer le remboursement qui finalement ne sera jamais remboursé !) [et] ne peuvent pas ne pas buter sur la valorisation de plus en plus étroite du capital par le fait d’exclure la force de travail du procès de valorisation. On peut aussi se poser la question de la vision obsolète qui consiste à identifier la rotation des crises économiques calquée sur le temps d’amortissement du capital fixe.

9

Comme l’ont montré les illusions que se font les « gilets jaunes » (note 10), malgré une réaction saine contre le capital au début du mouvement, le rapiéçage du système ne peut mener qu’à une voie sans issue, la répression, la paupérisation, le vrai visage du capital mettront à genoux les classes prolétariennes et cette situation de dégradation de la situation économique et sociale prochainement sera de nature à provoquer de nouvelles tensions, avec à la solde le chaos social, économique et politique que l’on n’a plus connu dans les vieux pays capitalistes depuis des décennies. Tout l’enjeu de la période qui s’annonce sera de savoir comment le prolétariat réagira à cette augmentation sensible de souffrance et de pauvreté et s’il sera à même de retrouver le chemin de la lutte de classe en direction du renversement du capitalisme mondialisé.

Note 10
Quelques enseignements sur la lutte des « Gilets jaunes » du point de vue communiste, 13 avril 2019 (texte de l’auteur)

10

Nous attendons, avec certitude, que les dernières soupapes de sécurité que sont certaines couches moyennes telles que les fractions sociales sous la protection de l’État bourgeois se retrouvent « lâchées » par cet État en faillite, ainsi que les couches sociales rentières soient laminées par les masses de faillites d’entreprise avec un chômage de masse jamais [égalé]. L’instabilité et la précarité ne manquera pas de provoquer émeutes et conflits sociaux dans un premier temps, et il est fort à parier que cela ne ramènera [pas] une lutte prolétarienne dans un premier temps sur un programme et une orientation classiste. Le chaos sera le produit d’une telle situation et la répression n’est que la seule réponse que peut apporter l’État bourgeois. L’autonomie de la classe prolétarienne n’est que le processus d’unification et la tendance du prolétariat à se constituer en Parti.
On peut identifier plusieurs niveaux de mystification dans cette crise actuelle afin de prévenir un retour de la lutte de classe prolétarienne :

a) Le fait de faire croire que le virus du Covid 19 est un phénomène exogène et que tout allait bien avant…

b) Transformer d’un point de vue de la communication gouvernementale que l’on a faire à une pandémie sans que l’on puisse constater une augmentation de la mortalité totale par pays de façon significative et que par ailleurs par exemple comme l’annonçait Jacques ATTALI qu’il y aurait des millions de morts en Afrique alors que l’on n’a que quelques centaines de morts par pays.

c) Avec cette mystification, on peut mettre en place des règles « sanitaires » permettant d’accélérer des mesures liberticides et répressives plus facilement avec l’acquiescement des populations

d) Justifier et inonder les vieux pays capitalistes de capital fictif, transformant une partie des entreprises en « zombies », mettre sous la dépendance les populations redevables de subventions et de prêts, allouer des revenus fictifs avec du capital fictif !! (note 11)

Note 11
Le capital, prévenant un chômage massif et durable, et grâce à l’imagination de la gauche du capital, qui reste un acteur actif dans l’aménagement et la restructuration du capital, mettra vraisemblablement [en place] un revenu « universel » afin de prévenir toute révolution et encouragera, par une immigration d’un côté, et de l’autre [par le] parasitisme avec un assistanat renouvelé, des faux antagonismes entre une classe ouvrière d’origine immigrée et des couches sociales assistées de l’autre. Voir l’article : https://francais.rt.com/economie/75818-si-france-se-dotait-revenu-universel-vert . De plus est, un revenu universel « vert » servirait à renouveler et restructurer l’appareil de production dans certains secteurs. D’une pierre trois coups : on neutralise la contestation sociale, on favorise le parasitisme et on crée des faux antagonismes — et en plus on tente de relancer certains secteurs d’activité. On pourra constater que le déversement de trillions de capital fictif va de pair [avec] la pérennisation de secteurs fictifs, notamment dans les services, en plus permettant de créer des revenus fictifs !!

e) Prévenir les conflits ou les encourager sur des voies de garage ; les dirigeants des États savent que la crise va entraîner des tensions et donc favorise des orientations conformes aux besoins de reproduction et d’accumulation du capital. Celui-ci doit produire des individus aseptisés et crétinisés ; il doit détruire toutes les barrières contrariant sa reproduction et doit donc détruire les barrières nationales, raciales, sexuelles ; il faut créer un homme « indifférencié » détaché de toute racine naturelle. Le capital utilise donc des valeurs sociétales bien chères notamment à la gauche du capital comme l’écologie, le féminisme, les LGBT, l’anti-racisme, etc. afin de servir de facteur de mobilisation à un nouveau cycle illusoire d’accumulation sans substance autre que la fuite dans l’endettement.

f) Le fait de chercher à terroriser les populations avec un soi-disant virus très mortel alors que l’on ne voit même pas les statistiques de mortalité annualisées évoluer. On a empêché de soigner les gens avec des médicaments connus depuis des décennies pendant l’épidémie du « Covid 19 », avec pour ambition, non avouée, de pousser à généraliser la vaccination de la population qui aurait d’une part l’avantage d’être tracée et contrôlée à vie comme cela est déjà le cas en Chine et en plus de nous inculquer des produits chimiques avec effets indésirables assurés afin de servir de clientèle pour les industries pharmaceutiques.

g) La critique de la mauvaise « gestion » par les gouvernements et ou le fait d’expliquer la crise sanitaire par de l’ «incompétence » est une vision réformiste et particulièrement superficielle comme le montrent d’ailleurs le discours des groupes de l’extrême gauche ou de l’ultra gauche. Cette vision ridicule est significative de ces « militants » devenus amorphes après des décennies planqués dans les services de l’État-providence, et qui se traduit notamment par la disparition de la haine de classe et de l’État bourgeois pour être remplacé par la revendication de plus de services de l’État-providence !

On pourra souligner que toutes ces mystifications du capitalisme ne seront pas démasquées au grand jour tant que les conséquences de la crise ne seront pas palpables, que l’écart entre la réalité et la désinformation des médias dominants ne seront pas criants, que les mesures liberticides ne se verront pas au grand jour, que la répression ne se manifestera pas de façon chronique, en résumé ce ne sont pas les quelques maigrelettes forces communistes qui ne représentent aucune force sociale qui seront déterminantes dans le retour de la lutte de classe prolétarienne ! (note 12)

Note 12
« C’est là justement le point sensible : tant que les classes possédantes tiennent la barre, toute nationalisation ne constitue pas une suppression de l’exploitation, mais simplement un changement de forme de celle-ci ; ceci n’est pas moins vrai dans la République française, américaine ou suisse que dans l’Europe centrale monarchique ou l’Europe orientale despotique. Et pour chasser de la barre les classes possédantes, nous avons besoin d’abord d’une révolution dans les têtes des masses ouvrières, comme il s’en produit une actuellement – avec une lenteur relative il est vrai – et pour amener celle-ci nous avons besoin d’un rythme encore plus rapide dans la révolution des méthodes de production, davantage de machines, davantage de licenciements d’ouvriers, davantage de faillites de paysans et de petits-bourgeois, nous avons besoin que les conséquences inévitables de la grande industrie moderne soient plus palpables et plus massives. » (Engels, cf. Engels à Oppenheim, 24.3.1891, souligné [?] par nous.)

Xavier

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